Règlementation des chiens sur les plages d’Assérac
Le dernier arrêté municipal sur le sujet date d’avril 2024. Il prévoit, dans son article 8, les dispositions suivantes :
« En période basse saison (1er octobre au 31 mars) : par mesure d’hygiène, la présence des chiens et autres animaux tenus en laisse est autorisée et doivent circuler à proximité du flot, entre celui-ci et la dernière laisse de haute mer.
Le ramassage des déjections canines est obligatoire. Tout risque ou accident lié au chien non tenu en laisse est sous la responsabilité de son propriétaire. Tout chien errant sera capturé et conduit au refuge pour animaux.
En période haute saison (1er avril au 30 septembre) : à l’exception des chiens guides ou d’assistance, l’accès est formellement interdit aux chiens et autres animaux, même tenus en laisse, sur l’ensemble des plages. »
Ces dispositions, habituelles dans beaucoup de communes littorales, ont été prises pour les raisons suivantes :
1) Hygiène et salubrité :
La baie de Pont-Mahé est un espace particulièrement sensible. Les relevés faits chaque fin de semaine en saison par un laboratoire de Cap Atlantique-La Baule Agglomération, en lien avec l’ARS, pour surveiller au plus près la qualité bactériologique des eaux de baignade, permettent de préciser l’origine des pollutions.
Elles mettent en évidence la présence régulière et significative de bactéries d’origine animale (Escherichia coli et entérocoques), qui viennent notamment des déjections canines et équines. En 2024, sur 8 prélèvements très pollués à Pont-Mahé, 3 montraient la présence de déjections canines (soit 37%). Les eaux souillées par des déjections de chiens peuvent contenir de 100 000 à 1 million de bactéries fécales par litre (source Agence de l’Eau).
Conséquences directes : interdiction de la baignade et obligation de fermer les plages, ce qui créée une lourde perturbation pour tous les utilisateurs.
La mauvaise qualité des eaux contraint aussi régulièrement à interdire la pêche à pied, et, plus grave, occasionne une gêne très importante pour les métiers de la mer. Mytiliculteurs et ostréiculteurs ne peuvent plus vendre leurs produits, ce qui met en péril à terme la pérennité de leurs activités professionnelles.
Les conditions météorologiques extrêmes (épisodes de précipitations abondantes ou de très fortes chaleurs), que nous connaissons à cause du réchauffement climatique, ne font qu’aggraver le problème, en provoquant une multiplication très rapide des bactéries. Ce qui explique notre obligation de vigilance renforcée en période de canicule.
Bien sûr, les chiens ne sont pas responsables : ce sont les crottes laissées sur la plage et en mer où les baigneurs nagent. Nous regrettons les comportements incivils de certains propriétaires, qui ne les ramassent pas. Et il y a d’autres sources de pollution, humaines et animales. Le travail approfondi pour réduire l’ensemble de ces causes de pollution doit donc être poursuivi. Mais les pollutions d’origine canine y contribuent de façon significative, ce qui explique les mesures d’interdictions sur un grand nombre de communes du littoral.
Ajoutons que lorsque les enfants jouent dans le sable, ou les plus grands y posent leur serviette, il n’est jamais très agréable de tomber sur une déjection canine !
Le bon geste : ramasser les déjections de son chien, pour préserver l’hygiène de la plage, la qualité des eaux, des coquillages … et pour des baignades en toute sécurité !
2) Sécurité et tranquilité publiques :
La multiplication des chiens sur les plages, souvent non tenus en laisse, est source de perturbations pour les usagers, même quand ils sont eux-mêmes propriétaires de chiens ou amis de la gent canine. Pas très agréable de voir arriver un animal sur sa serviette, qui parfois se secoue près de vous ou lève la pate sur vos affaires ! Sans oublier quelquefois les bagarres entre chiens, ou même les agressions de promeneurs ou de baigneurs. Et beaucoup de gens n’apprécient pas de se baigner entourés de chiens.
La mairie reçoit régulièrement des plaintes d’usagers des plages, qui regrettent la non-application des mesures d’interdictions, et appellent à plus de sévérité à l’égard des contrevenants, qui sont évidemment les propriétaires et non les chiens. Ils encourent en effet une amende maximum de 150 Euros (arrêté municipal n°91/2024).
3) Les pratiques des communes environnantes :
Pour les mêmes raisons, les communes littorales qui nous entourent ont toutes pris les mêmes mesures d’interdiction. Seules varient les périodes de fermeture, plus ou moins élargies. Les plages de Pénestin par exemple sont interdites aux chiens du 1er juin au 30 septembre, celles de Mesquer du 15 juin au 15 septembre.
Pendant ces périodes d’interdiction, les propriétaires de chiens peuvent bien sûr continuer à promener leurs compagnons en toute liberté sur les sentiers côtiers, à condition de les tenir en laisse, et sur tous les autres chemins de randonnée de la commune.
Toutes ces informations sont disponibles sur le site internet des communes concernées, ou sur le site du tourisme en Loire-Atlantique :
https://tourisme-loireatlantique.com/destinations/decouvrez-la-liste-des-plages-autorisees-aux-chiens-en-loire-atlantique/
Pour le Morbihan, encore plus strict puisque beaucoup de plages sont interdites aux chiens toute l’année :
